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CALL FOR PAPERS:

9.2 Porn and Its Uses

*** DEADLINE EXTENDED TO JUNE 1st ***

Synoptique is inviting submissions for an upcoming special issue entitled “Porn and Its Uses.” Responding to the genre’s marginal status in the academy and beyond, this special issue seeks to explore how pornography can be (re)framed as useful—pedagogically, politically, aesthetically, and libidinally. Broadly framed, this may refer to pornography as both a difficult object of interest and as a method for critically analyzing the most pressing questions in our current moment.

Pioneering explorations of the genre within academia have treated pornography as a vibrant cinematic institution (Lesage, “Women and Pornography,” 1981), an oppositional grass-roots practice (Waugh, “Men’s Pornography, Gay vs. Straight,” 1985) and an instrument to gauge the organization of pleasure and control (Linda Williams, Hard Core, 1989). In 1996, an issue of Jump Cut dedicated a special section to the study of pornography. This seminal publication, edited by Chuck Kleinhans, curated articles, conference reports and even a sample syllabus in order to reframe the genre as a tool for analyzing issues of censorship, national cultures, gender and race. This issue of Synoptique seeks to recapture that intellectual impulse in the wake of recent academic forays that have placed pornography in the context of labour (Heather Berg), affect (Susanna Paasonen) and critical race studies (Mireille Miller-Young), among others.

The theme of this special issue cheekily gestures towards the serviceability of the genre beyond (but certainly not excluding) the happy ending broadly associated with porn. The titular “uses” of pornography expand on a key intervention from Haidee Wasson and Charles Acland’s introduction to Useful Cinema to ask how porn, broadly defined, maintains the “ability to transform unlikely spaces, convey ideas, convince individuals, and produce subjects in the service of public and private aims” (Acland and Wasson 2011, 2). As porn studies proliferates across numerous monographs and edited collections, university curricula, international conferences, podcasts, a dedicated scholarly journal and more, we are interested in porn’s usefulness while at the same time complicating and questioning the impetus to instrumentalize knowledge. How do we continue to shape a field that embraces knowledge traditionally deemed intellectually and morally suspect while responding to the porn industry’s political and economic stakes?

Under this broad inquiry, and abiding by the journal’s mandate to challenge traditional paradigms in media scholarship and publication, we are inviting scholars and practitioners alike to submit academic and creative pieces that testify to porn’s usefulness. In order for the journal to include the widest spectrum of voices possible, including those implicated in the industry, the editorial team will, under request, publish material anonymously or pseudonymously.
We are inviting submissions from scholars of all disciplines, on topics such as (but not limited to):

  • pornography as visual, textual, and auditory genres
  • historical approaches to pornography
  • porn studies as academic field: methods, frameworks, ethics
  • porn and/as pedagogy, in and out of the classroom
  • porn studies and postcolonial and/or critical race theory
  • porn as site of feminist, queer and trans interventions
  • archives and material cultures of pornography
  • pornification and the mainstreaming of pornography
  • porn in the context of celebrity studies
  • pornography’s audiences and fan cultures
  • pornography’s digital cultures and economies
  • porn and sex work in legislative contexts
  • anti-pornography discourses

Essays submitted for peer review should be approximately 5,500-7,500 words and must conform to the Chicago author-date style (17th ed.). All images must be accompanied by photo credits and captions.  Please ensure any video essays sent for peer-reviewed are anonymized; contributors will have the opportunity to edit their names into the videos pending positive response for peer reviewers.

We also warmly invite submissions to the review section, including conference or exhibition reports, book reviews, film festival reports, thought pieces and interviews related to the aforementioned topics. All non-peer reviewed articles should be a maximum of 2,500 words and include a bibliography following Chicago author-date style (17th ed.).

Creative works and interventions in the forms of digital video, still imagery, creative writing, and other multimedia forms are also welcome. These works will be hosted or embedded on the Synoptique website, and/or otherwise linked to in the PDF version of the journal. Please do not hesitate to contact us should you have any questions regarding your submission ideas for the non-peer reviewed section.

All submissions may be written in either French or English.

Please submit completed essays or works to the journal editors (editor.synoptique@gmail.com) and the issue guest editors Rebecca Holt (reba.s.holt@gmail.com), Darshana Sreedhar Mini (mini@usc.edu) or Nikola Stepić (nikola.stepic@concordia.ca) by June 1st. We will send notifications of acceptance by June 30th

Appel à contributions:

9.2: La pornographie et ses usages

Synoptique appelle à des contributions pour son prochain numéro spécial, intitulé «La pornographie et ses usages.» En réponse au statut marginal du genre, notamment dans le monde académique, ce numéro spécial s’intéresse aux moyens que nous pouvons entreprendre afin de (re)formuler la pornographie en tant qu’objet utile – cela peut être en tant qu’élément pédagogique, politique, esthétique, ou en lien avec la libido. De manière générale, ce sujet réfère non seulement à la pornographie en tant que sujet académique ardu, mais également en tant que méthode d’analyse critique en lien avec certaines des questions les plus pressantes de notre époque.

Les recherches novatrices effectuées à propos du genre pornographique à travers la sphère académique considérèrent la pornographie à la fois comme une institution cinématographique vibrante (Lesage, « Women and Pornography, » 1981), tout comme une pratique oppositionnelle de base (Waugh, « Men’s Pornography, Gay vs. Straight, » 1985), et en tant qu’instrument à mesurer l’organisation du plaisir et du contrôle (Linda Williams, Hard Core, 1989). En 1996, un numéro de Jump Cut consacre une section spéciale dédiée à l’étude de la pornographie. Cette publication phare, éditée par Chuck Kleinhans, présente une sélection d’articles, de rapports de conférences,  et même un extrait de programme d’étude afin de reformuler le genre en tant qu’outil de mesure en lien aux questions relatives à la censure, aux cultures nationales, au genre et aux races. Ce numéro de Synoptique cherche à ressaisir ce point de vue intellectuel au lendemain d’incursions académiques ayant considéré la pornographie dans un contexte, entre autres, de main-d’œuvre (Heather Berg), d’affect (Susanna Paasonen), et de théorie critique de la race (Mireille Miller-Young).

Le thème de ce numéro spécial aborde de façon quelque peu effrontée l’usage du genre au-delà du happy ending (bien qu’il ne soit certainement pas exclu), procédé très souvent associé à la pornographie. Les usages « nominaux » de la pornographie se développent à partir de l’intervention-clé d’Haidee Wasson et Charles Acland dans l’introduction du livre Useful Cinema, dans laquelle les académicien.ne.s se demandent par quels moyens la pornographie, de façon générale, arrive à soutenir « l’habilité de transformer des endroits improbables, de transmettre des idées, de convaincre des individus, et de produire des sujets à la fois au service d’objectifs publics et privés » (Acland et Wasson 2011, 2). Alors que les études de la pornographie prolifèrent à travers plusieurs médiums – pensons entre autres aux monographies, collections d’ouvrages, curriculums universitaires, conférences internationales, et autres baladodiffusions, sans compter un journal académique dédié à l’étude de ce genre et même plus – nous sommes intéressé.e.s aux usages de la pornographie tout en nous questionnant sur l’impulsion de l’instrumentalisation de la connaissance. Comment pouvons-nous continuer à façonner un champ d’étude portant sur des sujets qui furent traditionnellement perçus comme étant moralement et intellectuellement douteux, tout en tenant compte des enjeux politiques et économiques de l’industrie pornographique?

À la lumière de ce vaste propos, et en gardant en tête le mandat de Synoptique de contester les méthodes conventionnelles de publication d’études cinématographiques, nous invitons chercheur.euse.s et practicien.ne.s à soumettre leurs essais académiques et créations artistiques témoignant de l’utilité de la pornographie. Afin que nous puissions publier le plus large spectre de voix possible, incluant celles provenant de l’industrie même,  le comité éditorial peut, au besoin, publier le matériel de façon anonyme ou sous la signature d’un pseudonyme.

Nous invitons les académicien.nes. de toutes disciplines confondues à soumettre leur contribution, celles-ci pouvant toucher une pléthore de sujets, tels que (tout en n’étant pas limité à) :

  • la pornographie en tant que genre visuel, textuel, et auditif
  • les approches historiques de la pornographie
  • les études de la pornographie en tant que sujet académique : méthodes, structures de travail, questions éthiques
  • le porno et/en tant que pédagogie, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle de classe
  • les études de la pornographie en lien avec théories postcoloniales et/ou critical race theory
  • le porno comme site d’interventions féministes, queer, et trans
  • les archives et les cultures matérielles de la pornographie
  • la pornification et l’ascension de la pornographie dans le courant dominant
  • le porno dans le contexte d’études de la célébrité
  • le public de la pornographie et les fan cultures
  • la culture digitale de la pornographie et ses économies
  • le porno et le travail du sexe dans les contextes législatifs
  • les discours anti-pornographiques

Les soumissions pour la section avec comité de lecture doivent contenir entre 5500 et 7500 mots et suivre les directives du Chicago Manual of Style (17e édition). Les images doivent être accompagnées d’une légende ainsi que de crédits photographiques. Veuillez anonymiser les essais vidéo pour la section à comité de lecture. 

Nous accueillons également chaudement critiques et comptes rendus de livres, conférences, festivals, expositions, et entrevues liées aux thèmes susdits. Les articles sans comité de lecture doivent contenir au maximum 2500 mots et inclure une bibliographie suivant les directives du Chicago Manual of Style (17e édition).

Les soumissions de nature créatives telles la vidéo, la photographie, la création littéraire, ainsi que d’autres formes médiatiques sont également les bienvenues. Ces œuvres seront hébergées ou intégrées sur le site web de Synoptique et/ou accessibles à travers la version PDF du journal. Veuillez ne pas hésiter à nous poser des questions concernant vos idées de soumissions pour la section sans comité de lecture.

Les oeuvres et essais doivent être soumis par courriel aux rédacteurs et rédactrices du journal (editor.snyoptique@gmail.com) ainsi qu’aux rédacteurs et rédactrices invité.e.s (reba.s.holt@gmail.com), Darshana Sreedhar Mini (mini@usc.edu), ou Nikola Stepić (nikola.stepic@concordia.ca) avant le 1er juin. Nous vous informerons de notre décision au plus tard le 30 juin.